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Purrrr box :

24/11/2019

Et bien plus tard...



Retour à moi après ce que l’on appelle un burnout ou un trouble d’adaptation selon le billet du médecin... Ma psy m’a demandé comment je vivais avec ce terme. Sur le coup je m’en foutais ce n'était que des mots qui me permettait d’éviter du trouble avec les assureurs... Mais aujourd’hui je me dis que ce sont les mots parfaits. J’ai de la difficulté à m’adapter... au monde dans lequel je vis. Je ne comprends pas comment m’adapter au monde en général. Et j’ai l’intuition que c’est sain. Comment être serein dans un environnement où les bruits, les odeurs, les textures de la nature ne sont plus accessibles. Où l’agressivité, passive ou pas, est quotidienne. Où les personnes vraies et disponibles sont si rares. Je refuse et, refuserais toujours, de m’y soumettre complètement, d’abandonner ce que je sais être l’essence précieuse de notre existence. Je suis sensible et empathique, méfiante et secrète aussi. On associe la sensibilité à de la faiblesse et moi je pense que c’est ma plus grande force. J’en paie le prix souvent. La preuve je me suis épuisée à essayer de me conformer à l’ ”inconformable” (pour moi en tout cas). Mais ce n’est pas en vain, maintenant je me rapproche de ma vraie nature et je sais que mon refus d’elle me tuerais à petit feu... Alors à 46 ans j’avance à petit pas d’enfant, j’observe tout. J’apprend à respecter ma nature, à évaluer les limites, plutôt que de me fixer une cible et me battre, plutôt que de fuir dans les distractions que la société nous offre si abondamment pour oublier. J’apprends des animaux de ma vie, les êtres qui me comprennent et que je comprend, qui ont cette capacité naturellement. Je ne suis pas, et ne pourrait l’être, cette personne qui travaille pour sa retraite et son plan d’assurance. Pour avoir congé les jours fériés des fonctionnaires. Ça n’a pas de sens, pour moi, de me rendre malade pour profiter de mon plan d’assurance qui me permet de prendre des journées de maladie... ? Pour avoir un bon salaire qui me sert à payer Netflix, Amazon Prime, des frais de condo et des restos qui me permettent d’oublier que je suis dans un bureau où les fenêtres ne s’ouvrent pas, à faire des choses qui n’ont pas un réel sens pour moi. L’anxiété est le fruit d’une société qui ne ressemble pas à notre essence animale et qui exige des capacités d’adaptation de plus en plus exigeantes, ce qui laisse certains d’entre-nous sur le bord de la route. Pas les plus paresseux, pas les moins intelligents mais les plus vrais...


07/10/2015

Vouloir retourner chez-soi


Vous savez, j'ai la chance d'avoir une vie pleine de possibilités. Je peux décider d'aller travailler à Los Angeles, New-York, Londres etc etc
Mais je n'arrive pas à croire que je ne peux pas décider de le faire à Rimouski !
Ça ne me rentre tellement pas dans la tête je vais m'entêter jusqu'à ce que puisse !!
Est-ce qu'il y a juste moi qui voit ça comme un problème? Est-ce qu'il y a juste moi qui trouve qu'il faut que ça change? Vous ne me ferez pas croire que personne n'utilise internet en dehors des "grandes villes"... Qu'en dehors de Montréal, Londres, New-York (etc) les nouvelles idées n'existent pas, que la technologie ne connaît point de salut... Come on!

Logiquement il n'a jamais été aussi facile de travailler de presque n'importe où dans le monde ! Alors pourquoi pas Rimouski , Chicoutimi, Val D'Or? Je ne réalisais pas pleinement d'ici (Montréal), je ne voyais pas.
Il plane comme un sentiment d'injustice tout à coup... Pis moi pis l'injustice ça fait deux. On dirait que j'ai une nouvelle réflexion vedette dans mon cerveau...

C'est pas comme si je m'entêtais à vendre des bikinis à Kuujjuaq...Je ne vois aucune raison logique pour que les technologies du web ne puissent émaner d'ailleurs que Montréal au Québec. À l'ère où l'info voyage en millième de millième de seconde, qu'est-ce qu'on s'en fout que je code du Plateau ou de St-Anaclet...

(Je me doute que je me fâche en retard, je me doute que ceux qui vivent cette situation depuis longtemps vont me trouver bien naïve, bien typique des Montréaleux qui se croient le nombril du monde. Voyez plutôt, ici, que c'est possible de sortir sa tête de l'eau et de finalement voir. Ça prend deux semaines de repos, histoire de penser à autre chose qu'à des datelines impossibles... Ça prend un désir de revenir chez-soi pour réaliser qu'on a jamais vraiment voulu partir, mais qu'il a fallu)

-Geneviève Deschênes, web developer (qui se réveille)

12/08/2014

L'Étonnante performance de Marina Abramović

Troublant, touchant, intéressant...
Que l'humain est une drôle de créature.
Je crois que je n'en ferais jamais le tour.

Le geste de l'artiste porte à réflexion. Mais aussi ceux des spectateurs... Même à la fin... Quand ils ne peuvent supporter le regard de l'artiste lorsqu'elle cesse d'être un objet.

Fascinant !

Les photos ici : https://www.lastucerie.fr/marina-abramovic/




Marina Abramović est une artiste serbe qui étudie et repousse les frontières du potentiel physique et mental à travers ses perfromances. Faisant partie du courant artistique de l'Art corporel, elle s'est lacérée, flagellée, a congelé son corps sur des blocs de glace, pris des produits psychoactifs et de contrôle musculaire qui lui ont causé des pertes de connaissance.